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vendredi 20 mai 2016

LE CESTI REÇOIT L’AMBASSADEUR DES ETATS UNIS



Son Excellence Monsieur James Zumwalt a été reçue par le CESTI (Centre d’Etudes des Sciences et techniques de l’information) dans le cadre des Carrefours d’Actualité qu’il organise tous les mercredis. Les Carrefours d’Actualité sont des occasions pendant lesquelles le CESTI invite des personnalités pour échanger avec les étudiants. Ce mercredi 27 avril les discussions ont porté sur les relations bilatérales entre le Sénégal et les Etats Unis, aussi parler du rôle important des jeunes dans l’avenir d’un pays.
Dès l’entame de son propos M. Zumwalt a souligné la formation de qualité qu’offre le CESTI, aussi fait part de son respect pour le métier de journalisme. ‘’Les journalistes sont essentiels dans toute démocratie en bonne santé’’ lance –t- il avant révéler que sa sœur Barbara est journaliste en Californie. ‘’En effet, vous assurez la surveillance des gouvernements élus’’ poursuit-il avant de donner l’exemple des Panama Papers et le scandale du Watergate des années 1970.
Il a par la suite souligné le potentiel énorme de la jeunesse du Sénégal en matière d’amélioration de l’économie, de renforcement de la démocratie, de lutte contre l’extrémisme ou de promotion des droits de l’homme.
Pour ce qui est de la coopération des Etats Unis et l’Afrique de l’Ouest, un atelier a été organisé dans le cadre de l’Initiative GIST (Global Innovation through Science and Technology), qui a regroupé 56 jeunes entrepreneurs d’Afrique de l’Ouest. Ils devaient trouver des solutions pour répondre aux défis économiques et développementaux.
Il a aussi cite le programme YALI (Young African Leaders Initiative) créé par le président américain Barack Obama et qui est destiné à stimuler le potentiel de la jeune génération. Ainsi il a terminé son discours en citant quelques exemples de réussite à travers ces programmes.

LA PAALAE, UN EXEMPLE A SUIVRE !



La (Pan African Literacy for Adult Education) PAALAE est un mouvement, une organisation qui s’active principalement  dans l’alphabétisation et l’éducation des adultes. Composée de toutes les catégories sociales, d’hommes de professions diverses (Professeurs des universités, d’enseignants, de médecins, d’étudiants, de chanteurs, de musiciens, de peintres, d’ouvriers, de sportifs etc.), la PAALAE à travers ses activités, se dit participer au développement de son pays le Sénégal.

 Bouba Diop, professeur d’histoire a l’université CHEIKH ANTA DIOP de DAKAR, par ailleurs, premier secrétaire général du (Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur) SAES, est le président de la PAALAE. ‘’ Nous travaillons plus sur l’alphabétisation et l’éducation des adultes car ces deux aspects constituent la base du développement d’un pays’’ affirme Pr Bouba Diop. Pour lui l’éducation des adultes est essentielle. Il faut que la population soit éduquée.
Donc l’alphabétisation est importante pour un pays qui prétend au développement. Pour montrer la nécessité de l’alphabétisation M. Diop donne plusieurs conséquences négatives de l’analphabétisme :
1.    Sur le plan  economiques ; on ne peut parler d’économies sans alphabétisation
2.    Sur le plan politique : on ne peut discuter de programme
3.    Sur le plan individuel : quand on a quelque chose à dire, il faut s’alphabétiser
La PAALAE  a pour mission de sensibiliser les populations dans tous les domaines (Promotion des langues locales, le développement local etc.) d’où ses excursions dans les contrées les plus lointaines du Sénégal. Chaque année la PAALAE choisit 3 à 4 régions où elle va partager ses expériences avec ces populations.
Beaucoup de gens aujourd’hui ont bénéficié de la formation dont dispense la PAALAE. ‘’ Les jeunes chanteurs Pape et Cheikh ont fait leur début a la PAALAE.’’ Nous dit le Pr Bouba Diop.

A LA DECOUVERTE DE THIAYTOU



Dans le cadre de leur tournée à travers le pays la PAALAE (Pan African Association for Literacy and Adult Education) est accompagné de quelques étudiants du CESTI (Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information). La PAALAE organise ces sorties pédagogiques pour des besoins de sensibilisations, de découvertes, et d’alphabétisation. Cette année Thiaytou est à l’honneur. Thiaytou la terre natale de Cheikh Anta Diop. 

Le choix de Thiaytou n’est pas fortuit car, en cette année 2016 est célébré le trentième anniversaire de la disparition de l’Egyptologue, panafricain, chercheur, Cheikh Anta Diop. Thiaytou terre natale de Cheikh Anta Diop et c’est à Thiaytou que ce dernier est inhumé.
Les habitants de Thiaytou trouvés sur place, parlent de Cheikh Anta avec Passion. D’ailleurs Serigne Ass Mbacké, neveu et en même temps chargé de veiller au mausolée de Cheikh Anta Diop ne tarit pas d’éloges à l’encontre de ce dernier. ‘’ J’allais dans son laboratoire a l’IFAN. Il travaillait beaucoup. C’est quelqu’un qui aime le savoir’’ nous affirme Serigne Ass Mbacké.
Apres nous avoir gratifié de prières et de conseils allant dans le sens du dévouement au travail, d’aimer la science, le savoir, le respect des parents, la foi en Dieu, Serigne Ass Mbacké nous autorise d’aller nous recueillir devant la tombe de Cheikh Anta Diop.
Thiaytou c’est aussi la propreté et l’organisation
Dès notre arrivée a Thiaytou, on a constaté des rues bien propres et balayées. ‘’ On s’organise de sorte que dans la semaine Thiaytou soit balayé 3 à 4 fois dans la semaine. Les femmes sont reparties en groupe et chaque groupe sait ce qu’il doit faire’’ Nous dit une femme. A Thiaytou, les habitants se soucient de la propreté et une parfaite cohésion y règne. L’on peut constater à travers les groupements de femmes, les vieux qui se regroupent sous l’arbre à palabre.

vendredi 29 avril 2016

COMMENT LES SENEGALAIS RECOIVENT-ILS LES TELENOVELAS ?



Il est 19h25 dans cette maison de la famille des Ndiaye sise dans le paisible quartier Darou Salam à Mboro. Une famille composée essentiellement de femmes : le père, la mère et leurs quatre enfants  Aida, Oumy, Papi et Maréme. Les plus âgées sont,  Aida et Oumy respectivement 26 ans et 24 ans, les deux qui s’intéressent le plus aux télénovelas. Quant aux plus jeunes Papi et Maréme âgés respectivement de  10 et 8 ans, préfèrent les bandes dessinées. Le père de famille à cette heure-là, prépare son thé en attendant le journal télévisé de 20h. Les télénovelas sont des séries ou feuilletons hispanophones et lusophones mais récemment l’Inde est entrée dans la danse. De nos jours les télénovelas made in India passent presque dans toutes les chaines de télévisions sénégalaises. Généralement, les  télénovelas dans les chaines de télévisions sénégalaises commencent à 19h30 précises et se terminent habituellement à 19h55 soit 5 minutes avant le journal télévisé de 20h. Mais il arrive des fois que ces feuilletons empiètent sur l’heure su journal de 20h.
Notre objectif étant de savoir comment les sénégalais reçoivent-ils les télénovelas, alors nous nous sommes rendu dans cette famille pour voir, comprendre et avoir une réponse a la question. Il est bientôt 19h30, heure du début du film, Aida et Oumy accourent devant la télé qui se trouve dans le salon. Apres s’être  confortablement assise Aida, télécommande en main, augmente le volume de la télé. Oumy quant à elle s’assoit près d’Aida et appelle sa maman qui est dans la cuisine. ‘’Je n’ai pas le temps aujourd’hui ! Je m’occupe du diner’’ Répond la maman. Pendant ce temps les deux plus jeunes de la maison Papi et Maréme ont  suivi leurs sœurs dans le salon.
Le film a commencé et un calme plat règne dans la maison. On observe à travers  les visages des deux sœurs Aida et Oumy une certaine concentration et visiblement l’intérêt qu’elles accordent à leur feuilleton. Apres 7 à 8 minutes le film est interrompu par la publicité. Et là comme pour se relâcher et reprendre leur souffle les deux sœurs sourient.
Apres la publicité, c’est la seconde partie du feuilleton. Papi et Maréme se chamaillent ce qui ne sera pas du goût d’Aida qui va les réprimander de façon à obtenir le silence. Il en sera ainsi presque tout au long du film. On note aussi de la compassion de la part des deux sœurs sur certaines séquences du film. Il est 19h57 et c’est la fin du feuilleton. Les deux sœurs sont animées d’un sentiment de goût d’inachevé. ‘’ C’est comme ça à chaque fois. Les feuilletons se terminent sur des scènes importantes et on reste sur notre faim.’’ Dit Aida.
A la fin du film nous nous sommes rapprochés des deux sœurs aida et Oumy pour recueillir leurs impressions par rapports aux télénovelas. ‘’ A partir de 19h30 tu ne vois personnes dans les rues, toutes les filles de notre âge aiment ces séries’’ lance Oumy. A la question de savoir pourquoi cet intérêt, Aida répond que les jeunes et particulièrement les filles gagnent en expérience en regardant et pour la plupart du temps s’identifient aux personnages. Pour elle, les télénovelas permettent aux filles de savoir comment se comporter avec leurs copains puisque  les thèmes traités généralement sont l’amour, la trahison, la richesse et la pauvreté.
Pour les deux sœurs l’engouement et la passion des télénovelas existent toujours, seulement de nos jours certaines filles ne regardent ces feuilletons que pour imiter l’actrice principal du film. ‘’En classe de seconde il m’arrivait de voir des amis qui, après avoir regardé ces feuilletons, allaient télécharger sur internet des images de l’actrice principale d’une série pour ensuite essayer d’avoir les mêmes habits qu’elle’’ témoigne Oumy.
Les  deux sœurs reconnaissent les méfaits des télénovelas car contribuant à la dépravation des mœurs. A en croire les deux sœurs, le contenu des télénovelas va à l’encontre des réalités de nos cultures.
Toutefois les télénovelas ne véhiculent pas que de mauvaises choses, ‘’ moi personnellement, par exemple, j’ai tiré des leçons sur SALONIE[1]. A travers cette série j’ai aimé le fort caractère de Salonie, sa bonne volonté et cet esprit de solidarité qui l’anime’’ affirme Oumy.
En somme nous constatons que les télénovelas occupent une place importante dans la vie des jeunes sénégalaises et même de certaines femmes âgées. Depuis l’avènement de ces séries, la jeunesse devient de plus en plus désorientée. Les télénovelas regorgent d’aspects négatifs et font l’affaire des chaines de télé et des producteurs de ces séries. Ces derniers ne se soucient que des profits engrangés. Les télés choisissent bien l’heure du commencement des télénovelas (19h30), heure à laquelle tout le monde est chez lui. Outre cela il y a un phénomène de dépendance à ce sujet car si toutefois tu regardes un feuilleton, tu voudras regarder celui du lendemain et ainsi de suite jusqu’à la fin de la série.




                                                                                                



[1]Un des Télénovelas qui vient juste de prendre fin.
Une série qui était très appréciée des jeunes filles sénégalaises.

A la découverte de l’université Alioune Diop de Bambey


L’université de Bambey créée en 2007 à l’époque parlait-on de CUR (Collège Universitaire Régional). Mais maintenant elle a un statut d’université même si sa capacité d’accueil est réduite contrairement à celle de l’UCAD (Université Cheikh Anta Diop de Dakar). L’université Alioune Diop de Bambey s’oriente un peu plus vers les sciences, la santé, les TIC, la Communication etc…


Le nombre d’étudiant dans cette université est estime à environ 3000 étudiants répartis dans les différentes filières. A l’intérieur de l’université on note une configuration bien pensée. Ici on ne parle pas de couloir de la mort mais d’allées. Il y a l’allée de la dignité. Ces allées sont l’œuvre du professeur Abdoullah Cisse.
Une université bien aménagée, bien propre avec des fleurs à perte de vue. Une visite guidée de l’université nous mènera à la Bibliothèque Universitaire dirigée par Fama Diagne Séne, par ailleurs écrivaine et auteur du livre Le Chant des Ténèbres. La bibliothèque á l‘image de l’université est bien entretenue avec beaucoup d’ouvrages divers un espace aéré, climatisé. Un réseau wifi est à la disposition des étudiants. Ensuite la cellule genre nous a présente en quelques minutes les objectifs, les défis, missions à court et à moyen terme : remodeler les relations homme/femme de l’université, favoriser une discrimination positive à l’endroit des femmes, enfin équité et égalité des sexes au sein de l’université.
L’université  participe au développement de Bambey. Les étudiants ne pouvant pas tous loger au campus social, louent des chambres, rentrent à dos d’âne. Cela participe au développement économique de Bambey


jeudi 28 avril 2016

Ethique journalistique et droits de l’enfant


En présence de nombreux  étudiants en  journalisme, Claire Brisset ancienne journaliste et ancienne défenseure des enfants de France, les membres de la CAPE (Cellule d’Appui à la protection de l’Enfance) et  Mame Less Camara journaliste et enseignant au CESTI (Centre D’Etude des Science et Techniques de l’information) ont animé une conférence sur le thème d’Ethique journalistique et droits de l’enfant.


Cette conférence qui s’est tenue à la case foyer du CESTI a refusé du monde, car d’autres étudiants sont venus assister massivement, notamment les étudiants de la faculté de droit. Dès l’entame de sa présentation, Brisset fait l’historique de la (Convention Internationale sur les Droits de l’Enfant) CIDE. Ensuite avec l’aide d’un vidéo projecteur Claire Brisset a montré à travers des images révélatrices les différentes formes de violations des droits de l’enfant par la presse. L’objectif de la conférence est de sensibiliser et d’attirer l’attention des journalistes et des futurs journalistes sur l’importance de respecter les droits de l’enfant à travers les medias. Selon Brisset, les journalistes ne sont pas assez formés dans ce domaine d’où la nécessité d’une bonne formation.
‘’Les journalistes ignorent les droits de l’enfant’’ affirme Claire Brisset. Pour elle le journaliste doit savoir comment interviewer l’enfant ? Est-ce qu’un enfant peut être fixé devant une caméra comme on le ferait avec un adulte ? Le journaliste doit, entre autres, demander la permission à l’enfant avant de l’interviewer. Et comme pour conforter Claire Brisset, une étudiante en journaliste déclare n’avoir jamais su qu’il fallait demander la permission a l’enfant avant de l’interroger. ‘’ Il y a deux jours de cela je faisais un reportage sur les talibés et j’ai interrogé un talibé sans lui demander son aval. ‘’ Poursuit cette étudiante en journalisme.
‘’L’image de l’enfant talibé est tellement banalisée de nos jours qu’il se trouve dans l’angle mort de nos yeux’’ lance Mame Less Camara dans sa présentation. Selon Mame Less Camara les journalistes ne font que des comptes rendus. ‘’Ils ne font pas d’analyses’’ poursuit-il. Prenant à titre d’exemple l’incendie de la Medina, il dit que tous les journalistes n’ont pas  pu poursuivre l’affaire. Il a cité entre autres les titres des quotidiens d’information qui parfois sont indignes d’un bon journaliste. 


mardi 22 mars 2016

Analyse du film ''SIGGIL'' de REMI MAZET


Siggil
‘’Siggil’’ est un film réalisé par Rémi Mazet. Dans ce film il est question d’un homme d’un âge avancé du nom de Lamine qui travail pour une femme ‘’blanche’’ probablement. Mais on ne connait pas le nom de cette dernière. Le travail de Lamine consiste à aller récupérer Aghate (une chienne de la race des pékinois) tous les jours chez sa patronne pour s’occuper d’elle, la promener, la nourrir etc. Dès l’orée du film le réalisateur nous plonge dans la routine de vie du protagoniste qui est Lamine.
Lamine habite une modeste baraque et vit avec une grande famille. Un très gros plan sur sa barbe blanche et ses moustaches  illustrent la vieillesse de celui-ci. Aussi note- t- on la précarité des lieux grâce au demi-plan d’ensemble et au plan général. Tous les jours il doit faire le trajet entre  chez lui et chez sa patronne. Ainsi on peut le voir emprunter les ruelles, prendre le ‘’ car rapide’’ comme tout sénégalais bon teint. Une fois arrivé chez sa patronne il doit récupérer Aghate et prendre soin d’elle. On voit Lamine marchander avec un taximan, promener le chien, marchander des poissons au marché etc. Et à travers le travail de Lamine on remarque les préjugés d’une frange de la société sénégalaise sur le chien. Pour certain le chien est un animal maudit, un animal qu’on ne devrait même pas toucher encore moins élevé. Et cela se confirme sur plusieurs scènes du film. Par exemple dans la scène ou Lamine voulait prendre un taxi et que le taximan lui dit que ‘’ le chien est un animal mauvais’’.
 Mais les ennuis de Lamine surgissent le jour où, gagné par la fatigue, s’endort au bord de la plage et à son réveil, il constate que Aghate  a disparu. Voilà la question dramatique ou le deuxième acte. L’inquiétude et la détresse se lisent sur son visage. Il cherchera Aghate partout, en commençant par demander aux pêcheurs, les alentours. Il ira même jusqu’à un décharge d’ordure où il rencontrera un vieux retraité qui lui dit que ‘’ si chacun s’occupait de son chien personne ne serait fatigué.’’ Une phrase qui va sonner le déclic dans la tête de Lamine. Après plusieurs heures de recherche, Lamine visiblement fatigué, retrouve finalement Aghate. Elle est dans un état terrible et toute sale mais semble se plaire dans cet environnement, car refusant d’être ramené par Lamine et comme si ce dernier n’avait pas assez souffert, se fait mordre par Aghate. De retour chez lui avec Aghate, Lamine n’échappera aux quolibets de ses voisines.
Le lendemain Lamine décide de rendre la chienne Aghate a sa propriétaire. Il l’attache devant la porte de celle-ci et tourne le dos, il s’en va et disparait dans le décor. C’est le troisième acte ou le dénouement du film.
 Pour ce qui est de l’analyse filmique le réalisateur a d’abord respecté les éléments constitutifs d’un scenario. Ensuite Rémi Mazet a presque fait valoir tous les types de plans dans son film. Allant des plans descriptifs (plan général, plan d’ensemble pour montrer l’environnement dans lequel évolue Lamine. le plan général aussi sur le marché, le décharge d’ordures), des plans psychologiques (gros plan sur le visage de Lamine pour montrer la détresse et l’inquiétude, l’insert sur l’aiguille et le fil pour coudre  au début du film peut illustrer la précarité chez Lamine). Aussi note-t-on l’utilisation des angles de prise de vue de camera avec la plongée sur Lamine lorsqu’il recherchait Aghate. Cela pour montrer la détresse et la situation difficile dans laquelle il était.
Voilà la des critiques positives du film mais des critiques négatives  aussi on en note surtout sur le sens même du film. Ne vaudrait-il pas mieux s’occuper d’une chienne plutôt que de rester sans travailler ? Il est vrai que relever la tête dans certaines circonstances pourrait avoir tout son sens, d’où le ‘’Siggil’’ titre du film et qui signifie relever la tête. Mais relever la tête pour voir où ? Parfois il vaut mieux vivre dans une ‘’ignorance heureuse’’, peut-être que Lamine se plaisait dans son job.